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PAROLES DU DEDANS

Olivier Bruhnes

20 - 22 Mars

Les trois représentations se joueront à 20h30.
Tarif unique : 10€

Nous travaillons dans les marges. Nos histoires se fabriquent auprès d’illuminés, dans les friches d’un monde en déshérence.

Nous explorons la folie, l’univers carcéral, l’errance, l’extrême fragilité des plus faibles. Nous oeuvrons dans des « zones sensibles » comme on dit (les bien nommées), à l’écoute de cœurs vibrants dissimulés par l’exclusion.

C’est notre choix, notre inspiration, notre chant.

Mais nous ne faisons pas de social.

Nous déployons, dans ces marges, une implacable exigence littéraire et artistique. Prix de la Coalition Française pour la Diversité Culturelle en 2015, Prix littéraire des apprentis et lycéens de la Région Île-de-France en 2013, Prix Senghor de la francophonie en 2012, et Florence Aubenas dans Le Monde, et Libération, et Médiapart, et France Culture, et France Inter, et Le Figaro célèbrent les créations de l’Art éclair.

Le public aussi, qui suit nos créations dans les recoins où nous jouons. En marge, malgré nous, d’une institution calibrée.

La compagnie est née, précisément, du désir d’échapper à une culture trop souvent repliée sur elle-même. Nous voulions régénérer notre pratique, retrouver la fulgurance de nos joies et de nos peines, aller vers l’inattendu.


EXTRAIT :


"Mon sac de couchage illuminé de lumière, je pense à ma mère, à son sourire, à son visage. Et sa confiance et son amour sont une couverture.
Petit, je courrais partout.
Parfois elle vient frapper à la porte de mes rêves. Ma mère, c’est mon secret.
Je me lève souvent pour apprécier une vue étroite sur le ciel. Les hommes se basent sur des points lumineux dans le ciel pour découper l’espace et le temps.
Dans mes cauchemars je fais aussi une course poursuite avec moi-même.
Je voudrais rattraper le soleil d’enfance
Je voudrais danser sous la pluie.
Je voudrais tourner le dos à la mort. Renaître de mes cendres.
Mais le réel me rattrape, il m’attache.
Abattu, allongé sur le béton glacial, personne ne peut m’ôter mes pensées.
Dans ma tête je suis comme un oiseau. Je sais naviguer dans le ciel. Je connais la caresse du vent.
Mais le réel me rattrape, il m’attache
Ici, je ne perçois rien qu’un brouillard de larmes.
Le temps tourne.
Le temps gifle.
Le temps avance et se pavane.
Le temps prend son temps.
On dirait qu’il s’acharne."